Comédiens

Sébastien Coene


« J’ai rarement eu l’occasion d’être une ordure.

Des actes manqués, une éducation un peu trop chrétienne, un manque d’initiative, bref tout un tas de plates excuses aussi nombreuses que futiles. Papa, maman, je ne vous dis pas merci.
Dois-je pour autant me cantonner à mon rôle de mec bien? Moi je crois plutôt qu’il faut sans cesse chercher à s’ouvrir de nouveaux horizons. Par exemple, n’avons nous jamais rêvé de jouer à tournicoti-tournicoton avec un aveugle dans la rue? Les coccinelles ne seraient-elles pas plus épanouies écrasées sous ma semelle? Et ca ferait quoi de caillasser Tintin?
Là tout de suite, ça ouvre des perspectives. On se découvre de noirs desseins. Mais le problème avec la noirceur, c’est qu’on a beau y rajouter des couleurs pastels, ça reste sombre. C’est un peu comme une descente en rappel. Sans corde.
Heureusement, plutôt que de devenir moche en dedans, on peut toujours apprendre à faire le vilain pour de faux.
Alors pendant que d’autres sirotent un pack de seize ou s’efforcent d’apprendre le rôle de leur vie, moi je fais du théâtre au Betty Burn! »

Christelle Histe


« Ma légère timidité, mon petit manque de confiance en moi (lorsque je rencontre des nouvelles personnes par exemple), en contraste avec la fille expressive et fofolle que je suis (aussi!) une fois le premier pas franchi, m’a poussé à sortir de ma coquille en poussant la porte du Betty Burn. Chaque mercredi, je cumule en deux heures autant d’émotions, de rire et de complicité qu’en un an de boulot!
C’est ma petite montagne de la semaine!! Et puis, il y a bien sûr le réconfort après l’effort: ce sont vermouths sur claras, jamón sur pan con tomate en compagnie des « Bouilles »… un vrai bonheur!
Merci les bouilles, Mag et Caro!! »

Mathieu Chomarat


Le théâtre se fait avec le cœur

« Ils m’ont fait saisir mon cœur pour l’envoyer vers le soleil,

C’était un jeu j’y songe

Ou bien un songe en jeu,

Pour lequel à chaque fois mon cœur s’émerveille.

J’ai rencontré des enfants,

Pour lesquels mon cœur s’est épris dès le premier instant.

J’ai posé des masques, pour finalement

Revenir à la source de ce qui nous façonne vraiment.

Tendrement,

Mathieu »

Audrey Ruchaud


« On m’a toujours dit en rigolant : « Toi, tu devrais faire du théâtre ».
Pourquoi? Parce que je suis trop théâtrale? Pourtant je ne jouais pas. Si je suis heureuse, oui je veux le montrer et si je suis triste j’ai du mal à le cacher. Je me disais que la vie elle-même est une pièce de théâtre avec différents protagonistes, des histoires, des rencontres et pleins de sentiments divers. Ce qui me paraîssait facile et naturel dans la vie me semblait impossible sur une scène de théâtre. J’avais certainement peur de ne pas être à la hauteur, d’être ridicule. Je me contentais d’aller voir des pièces, tout en rêvant d’être capable moi aussi de donner autant. J’ai enfin pris mon courage à deux mains.

J’ai d’abord parlé à Magali, sa voix était douce et rassurante. Je me suis tout de suite sentie en confiance. Puis il y a eu le premiers cours, le rire communicatif de Caroline et sa bonne humeur, des gens accueillants et chaleureux. Grâce à ses cours j’apprends un peu plus sur moi-même, je reçois beaucoup d’émotions.
Je voulais tout simplement dire merci aux « divines » et à mes partenaires. C’est plus qu’un plaisir, c’est un vrai cadeau. »

Emmanuelle Gauthier


« « L’une des caractéristiques les plus étonnantes du texte de théâtre, la moins visible mais peut-être la plus importante, c’est son caractère incomplet. Les autres textes de fiction doivent, dans une certaine mesure, combler l’imagination du lecteur : la mansarde de Lucien de Rubempré, le jardin enchanté de La faute de l’Abbé Mouret (…) sont des lieux sur lesquels le lecteur reçoit assez de renseignements pour se les figurer à loisir (…). De même, les personnages sont décrits assez fidèlement pour que le lecteur puisse vivre imaginairement avec eux. Ce travail de détermination irait contre les possibilités de la scène : il faut que la représentation puisse avoir lieu n’importe où et que n’importe qui puisse jouer le personnage ».

Anne Ubersfeld, «Le Lexte Et La Scène» dans Le Théâtre.

C’est bien ce qu’il y a de fascinant dans le théâtre, n’importe où, n’importe qui. Et si ce n’importe qui ça pouvait aussi être moi? »

Fabienne Sourisseau


« Quand j’étais petite et qu’on me demandait ce que je voulais faire plus tard je disais « Star de cinéma ».
Mes parents m’ont dit « Oui, oui mais avant va à la fac! ». Et la vie fonce à toute allure, mais je me suis révélé une passion pour le risque : saut en parachute, voyages sac-à-dos, confiance aveugle envers toutes propositions concernant le dépassement de l’entendement… « Mais as-tu perdu le sens commun! » me disait-on.

Quand, 20 ans plus tard il m’est enfin donné l’occasion de m’éclater, de m’exprimer avec les « Betty Burns » je réalise que je peux arrêter de chercher l’impossible : il est là, il me tient au ventre, c’est le trac! Comment gérer cette énergie montante qui bloque la respiration? C’est un état d’esprit, je m’imagine comme un perchiste qui visualise sa course, sa prise d’appui, son saut et enfin les applaudissements du public. Une bonne façon de se débarasser de son trac de façon pérenne est de pratiquer l’improvisation. Pratiquer, pratiquer, et encore pratiquer pour éradiquer cette crampe au ventre… A nous de faire tourner le manège : un tour gagné, un jour perdu? »

Gilbert Ducros


« Au lieu de parler du comment, je parlerai du pourquoi, pourquoi je continue cette expérience, cette découverte, cette nécessité!

Tout d’abord, il y a deux personnes exceptionnelles, Mag et Caro, deux personnes pleines de générosité, d’envie et d’exigence, et ça c’est notre moteur qui nous tire pour nous surpasser. Puis ensuite, c’est ces rencontres chaque mercredi, rencontres avec les Autres et Nous-Mêmes.

On se lache peu à peu, on expérimente, c’est pas toujours facile, mais on essaye et puis tous faisons les mêmes efforts, et alors c’est beau de voir l’un pleurer, l’autre rire généreusement, ou s’émouvoir; ou bien parfois s’énerver à tout rompre, ou être confondu….!! Et tout ça parce que chacun laisse parler ses émotions et son coeur! Alors, je le dis du fond du coeur, merci Caro, merci Mag, merci à vous tous, merci Betty et longue vie à toi!!! »

Laetitia Addi


« En fait je crois, comme beaucoup d’ailleurs, que je joue depuis que je suis petite, peut-être même sans le savoir… J’ai souvent compris les choses dans le jeu, dans le rêve aussi… C’est dans le jeu que je comprends l’autre, que je joue avec le monde. Pour moi le théâtre est avant tout ludique : le plaisir du jeu entre comédiens, plaisir du jeu avec le comédien avec et pour un public. C’est surement ce côté ludique qui m’a menée vers le théâtre… se découvrir autrement à travers les autres, pouvoir donner tellement à l’autre. Ce qui est passionnant avec lui, c’est que tout est possible!! C’est ce qui est merveilleux!!! Passer d’un personnage à l’autre nous donne une grande liberté… Ce qui ne m’empêche pas d’être sincère dans chaque chose et d’aller très loin. C’est très jouissif, de changer de peau de pouvoir tout se permettre sans aucune limite… Jouer… C’est très bon pour le corps et l’esprit tout simplement. Je vous le conseille à tous sans aucune modération. »

Philippe Fortrie


« Respirations profondes. Le corps est lourd et relaché. Des ballons multicolores s’envolent. Un miroir se forme d’individus. Des regards se fixent. Des rencontres éphémères surprenantes activent des émotions parfois cachées. Quand la vie réelle et la fiction ne se distinguent plus, bienvenue chez Betty Burn. Sois le petit lutin, le travesti de music-hall, l’assassin en série, l’amant, le cocu, la femme fatale, le beau, le môche, le violeur, l’amoureux, l’ami… Quelque soit l’improvisation, découvre-toi de nouvelles facettes, une émotion intérieure, nouvelle ou non-exploitée, connais-toi toi-même. »

Régine Marchand


« Le théâtre, ce sont des souvenirs d’adolescente ou enfermée dans ma chambre je déclamais des vers de Corneille, Racine, Shakespeare, Molière et Hugo. Je trouvais cela beau, lyrique, pathétique et plein de force. J’aimais dans la tragédie que le héros puisse s’affranchir de la crainte et de la pitié et dans la comédie de la pudeur et du ridicule. Ils exprimaient pour moi des sentiments, des passions, la vie tout simplement. J’ai besoin de vivre et de croire à ce qui nous fait vivre et que quelque chose nous fait vivre. Si le signe de notre époque est la confusion, si notre vie manque de souffle, c’est-à-dire d’une constante magie, alors le théâtre permet de créer cet espace ou la magie opère parce qu’il bouge et parce qu’il se sert d’instruments vivants où s’agitent des ombres où n’a cesse de trébucher la vie. J’ai ainsi apris que l’on pouvait faire cadeau de ses douleurs. »

Valérie Cascio


« Oups, moi je viens d’arriver chez Betty Burn… Aucune expérience du théâtre, à part celle de spectatrice enthousiaste, jamais mis les pieds sur des planches, pas non plus de rêves en haut de l’affiche dès toute petite… Ben alors quoi? Ou plutôt pourquoi?

Premièrement parce que quand on commence, on peut plus s’arrêter (méfiez-vous héhé), et deuxièmement parce que comme dit Sénèque « la vie est pièce de théâtre, ce qui compte ce n’est pas qu’elle dure longtemps, mais qu’elle soit bien jouée ».

Et c’est là qu’intervient Betty B., car bien la jouer, la pièce ou la vie, c’est explorer toutes ses possibilités, les nôtres, et celles des autres, sans peur du ridicule, en faisant don de soi, parce qu’on est là pour ça, et qu’elles (Caro et Maga) ne vous lâcheront pas tant que vous n’aurez pas tout donné ce que vous avez dans le bide… Et vous savez quoi?? Ça fait un bien fou!!! (Et c’est bien moins cher et plus gratifiant qu’une séance chez le psy…)

DONC, pensez-y, le théâtre c’est la vie, si chacun joue sa pièce au quotidien, tout le monde en est capable, le verbe magique c’est donner, jetez-vous dans les bras de Betty et vous en recevrez au centuple! »

Vanessa Larrecq


« Pourquoi ces cours de théâtre me demande-t’on souvent??? Pour évacuer le sérieux du quotidien, tout oser (enfin, ça on y travaille..), rire (souvent), pleurer (parfois) donner moins d’importance au regard de l’autre et ressentir cette petite boule dans le ventre juste avant que la lumière s’allume!!!!

Merveilleux moments d’échange, de partage et de don de soi : je le recommande à tous! »

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